La consolidation sur le marché du vélo de fonction a démarré

Table des matières

Azfalte entre dans le giron Vapaus, une start-up finlandaise qui a connu une croissance explosive dans son pays.

La start-up Azfalte a l’esprit facétieux. Elle a élu domicile dans un espace de coworking nommé Garage, situé à quelques centaines de mètres de la Grand-Place de Lille. C’est pourtant bien des vélos de fonction qu’elle propose aux salariés des entreprises pour leurs trajets domicile-travail. 

Financement, choix des vélos, maintenance, assurance : Azfalte s’occupe de tout. La jeune pousse collabore avec 250 clients (Cofidis, Equans, Crédit Agricole, Orange…), soucieux de verdir leur impact carbone, avoir des salariés en bonne santé et doper leur marque employeur.

Cinq ans après sa création, Azfalte va changer de dimension en passant dans le giron de Vapaus, une start-up finlandaise qui a connu une croissance explosive dans son pays et en Suède.Une trajectoire qu’elle entend dupliquer dans l’Hexagone. Et pour gagner du temps, quoi de mieux que de lier son destin à un acteur local ?

Témoignages

Start-up finlandaise en forte croissance « Nous avons réalisé que nous partageons les mêmes valeurs et avons la même mission : mettre les gens sur des vélos », explique Mikko Ampuja, le dirigeant de Vapaus. « Azfalte a une satisfaction cliente très élevée. Et si on regarde leur portefeuille de clients, c’est très impressionnant », ajoute-t-il.

La start-up nordiste conservera son nom et continuera à évoluer de façon autonome. Jean-François Dhinaux, son patron et ancien de Via ID, pilotera ainsi les opérations. Dans le cadre de cette opération, les actionnaires d’Azfalte obtiennent des actions de Vapaus. Shift4good, l’un des principaux investisseurs de Vapaus, en a profité pour réinjecter de l’argent.

Le nouveau groupe revendique un chiffre d’affaires compris entre « 35 et 40 millions d’euros », indique Mikko Ampuja, sans préciser la part en provenance d’Azfalte. Ce qui est certain, c’est que la société française est plus petite. « Nous sommes rentables depuis un an et demi », précise Jean-François Dhinaux.