De plus en plus d’entreprises françaises misent sur le vélo de fonction pour leurs salariés. Un choix qui conjugue performance économique, bien-être au travail et engagement écologique.
Ce nouvel outil de mobilité durable s’impose comme un levier stratégique de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE).
En quelques années, le vélo de fonction est devenu un symbole fort de la transition vers des mobilités durables. Inspiré du modèle de la voiture de fonction, ce dispositif permet aux salariés de bénéficier d’un vélo classique, électrique ou cargo, financé en tout ou partie par leur employeur. Et les chiffres parlent d’eux-mêmes. En effet, selon l’Observatoire du cycle, la part des vélos de fonction en France a doublé en trois ans, portée par l’essor du vélo à assistance électrique et par les incitations fiscales mises en place par l’État.
Un atout RSE pour les entreprises
Dans le cadre de leur stratégie de Responsabilité Sociétale des Entreprises, les employeurs trouvent dans le vélo de fonction un outil efficace pour répondre à plusieurs enjeux. Tout d’abord par la réduction de l’empreinte carbone. Chaque trajet domicile-travail à vélo remplace potentiellement un trajet en voiture, réduisant ainsi les émissions de CO₂.
Ensuite, par l’amélioration du bien-être des salariés. Pédaler stimule la santé physique, réduit le stress et favorise une meilleure qualité de vie au travail. Enfin, par l’image de marque. Proposer un vélo de fonction valorise l’entreprise auprès de ses clients et futurs talents, en affichant un engagement clair en faveur de la mobilité responsable.
Une réponse économique et sociale
Mais contrairement à certaines idées reçues, le vélo de fonction n’est pas qu’un gadget écologique. Ce dernier constitue aussi une solution économiquement viable. Pour les entreprises, il bénéficie d’avantages fiscaux, notamment via le forfait mobilités durables et la possibilité d’intégrer le dispositif dans les plans de déplacement d’entreprise.
Côté salariés, le vélo de fonction représente une alternative économique à la voiture : moins de carburant, moins de frais de stationnement, moins d’entretien. Enfin, pour la collectivité, c’est un véritable gain social. Le vélo représente moins de congestion urbaine, moins de pollution, plus d’activité physique et donc un impact positif sur la santé publique. Un enjeu de santé publique très important, alors que, selon l’Anses, 95 % de la population souffre d’un risque lié à sa sédentarité.