Vélos électriques d'entreprise garés devant un immeuble de bureaux pendant la semaine de la mobilité

Semaine de la mobilité en entreprise : le guide employeur 2026

Table des matières

En bref

  • La semaine européenne de la mobilité 2026 se tient du 16 au 22 septembre, sur le thème « La mobilité pour tous ». Les entreprises peuvent inscrire leurs actions sur la plateforme officielle MOBILITYACTION.
  • Pour les entreprises d’au moins 50 salariés sur un même site, la mobilité domicile-travail est déjà une obligation de négociation (loi LOM) : la semaine est le meilleur point de départ pour traiter le sujet.
  • Un programme efficace tient en cinq jours : diagnostic des trajets, challenge interne, test de flotte vélo, atelier réparation, restitution et annonces.
  • L’enjeu réel se joue après la semaine : forfait mobilités durables (600 € à 900 € par an et par salarié), vélo de fonction, plan de mobilité employeur.

Chaque année en septembre, la semaine européenne de la mobilité remet les trajets domicile-travail au centre des discussions. Beaucoup d’entreprises s’y limitent à un affichage dans le hall et un quiz sur l’intranet. C’est une occasion manquée : bien utilisée, cette semaine sert à collecter des données sur les déplacements réels de vos équipes, à tester des solutions avant de les financer, et à remplir une obligation légale que la plupart des employeurs de plus de 50 salariés n’ont toujours pas traitée. Voici le guide complet côté employeur : dates, inscription, programme jour par jour, budget et surtout ce qu’il faut enclencher pour que l’élan ne retombe pas le lundi suivant.

Semaine de la mobilité 2026 : les dates et le thème

La semaine européenne de la mobilité a lieu du 16 au 22 septembre 2026, comme chaque année à dates fixes. Lancée en 2002 par la Commission européenne, elle est relayée en France par le ministère de la Transition écologique. Le thème 2026, « La mobilité pour tous », met l’accent sur l’accès de chacun à des déplacements durables, quel que soit son âge ou sa situation : un angle qui parle directement aux employeurs, dont les effectifs mélangent jeunes urbains sans voiture, parents en périurbain et seniors éloignés des transports.

La semaine englobe aussi la journée du transport public, organisée par le GIE Objectif transport public avec les réseaux de transport, et se clôt traditionnellement par une journée sans voiture dans de nombreuses villes. Pour une entreprise, ces rendez-vous sont des prétextes tout trouvés pour faire tester les alternatives à la voiture individuelle.

Comment inscrire son entreprise ?

L’inscription n’est pas réservée aux collectivités. Les entreprises, associations et établissements publics peuvent enregistrer leurs initiatives via le dispositif MOBILITYACTION, sur la plateforme officielle de la campagne (mobility-action.mobilityweek.eu). Les collectivités passent, elles, par le portail dédié aux villes. L’inscription est gratuite, donne de la visibilité à votre action et vous inscrit dans une campagne européenne qui décerne chaque année des prix aux meilleures initiatives.

Inscrire votre action sur la plateforme officielle est un signal utile en interne comme en externe : l’opération devient un engagement daté et public, pas une animation improvisée. C’est aussi un élément concret à verser au bilan RSE ou à la CSRD si votre entreprise y est soumise.

Un sujet d’employeur avant d’être une opération de communication

C’est le point que presque tout le monde ignore : pour une partie des entreprises, la mobilité domicile-travail n’est pas une option sympathique, c’est une obligation de négociation. Depuis la loi LOM, les entreprises d’au moins 50 salariés sur un même site doivent intégrer un volet « mobilité » dans leurs négociations annuelles obligatoires (article L2242-17 du Code du travail). À défaut d’accord, l’employeur doit élaborer un plan de mobilité employeur (article L1214-8-2 du Code des transports). S’y ajoute, pour tous les employeurs, la prise en charge obligatoire de 50 % de l’abonnement de transport public des salariés.

La semaine de la mobilité est le point d’ancrage idéal pour ouvrir ou relancer ce chantier : elle fournit une date, un cadre national et une raison de solliciter les salariés sans que la démarche paraisse venir de nulle part. Nous détaillons ces obligations dans notre guide de la loi LOM pour les employeurs.

Programme type : une semaine jour par jour

Voici une trame éprouvée pour une PME ou une ETI, du lundi au vendredi. Elle combine collecte de données, animation et décisions concrètes, avec un fil conducteur : chaque journée prépare la suivante.

  1. Lundi : le diagnostic des trajets. Lancez un questionnaire de 5 minutes : distance domicile-travail, mode actuel, freins au changement (météo, enfants, sécurité, douche). C’est la matière première de toute la suite, et le premier livrable d’un futur plan de mobilité.
  2. Mardi : le challenge mobilité. Une journée « au travail autrement » par équipes : vélo, marche, transport public, covoiturage. Un classement simple par service suffit à créer l’émulation, sans application dédiée.
  3. Mercredi : le test de flotte vélo. Faites venir des vélos à assistance électrique et laissez les salariés les essayer sur leur vrai trajet. C’est la journée qui produit le plus de données de décision (voir ci-dessous).
  4. Jeudi : atelier réparation et remise en selle. Un mécanicien contrôle et répare les vélos des salariés, un moniteur propose une remise en selle à ceux qui n’ont pas pédalé depuis des années. Le marquage des vélos contre le vol complète la journée.
  5. Vendredi : restitution et annonces. Présentez les résultats du diagnostic et du challenge, puis annoncez les suites : mise en place du forfait mobilités durables, étude d’une flotte de vélos de fonction, calendrier des négociations mobilité. C’est ce qui distingue une politique d’une animation.

Le test de flotte vélo, l’action qui produit des données

De toutes les animations possibles, l’essai de vélos est la seule qui transforme une intention déclarée en comportement observé. Un salarié qui répond « pourquoi pas » à un questionnaire et un salarié qui a fait son trajet réel en vélo électrique un mercredi de septembre ne vous donnent pas la même information. À l’issue d’une journée de test, vous savez qui pédalerait vraiment, sur quelles distances, et ce qui bloque les autres.

Ces données changent la nature de la décision qui suit : au lieu de déployer un dispositif à l’aveugle, vous dimensionnez une flotte de vélos d’entreprise ou un programme de vélos de fonction sur une population identifiée de candidats au vélotaf. C’est exactement le rôle que nous donnons aux journées d’essai chez nos clients : un outil de mesure avant d’être un événement.

Quel budget prévoir ?

Bonne nouvelle pour les directions financières : le coût d’entrée est faible, et chaque niveau d’ambition a sa version. Les ordres de grandeur ci-dessous s’entendent pour un site de 50 à 300 salariés et varient selon les prestataires et la région.

Niveau Contenu Ordre de grandeur
Sans budget Inscription MOBILITYACTION, questionnaire trajets, challenge interne par équipes, communication interne 0 €, du temps d’organisation
Budget modéré Atelier réparation et marquage avec un prestataire local, petit-déjeuner vélotafeurs, remise en selle Quelques centaines d’euros à environ 1 500 €
Clé en main Journée de test de flotte VAE encadrée, animations multi-sites, restitution des données Sur devis selon effectif et nombre de sites

À mettre en face de ces montants : les dispositifs que la semaine sert à amorcer sont, eux, largement défiscalisés. Le forfait mobilités durables est exonéré de cotisations, et la mise à disposition de vélos ouvre droit à une réduction d’impôt pour les entreprises à l’IS, deux mécanismes détaillés dans notre guide de la fiscalité du vélo en entreprise.

Après la semaine : transformer l’essai

Le vrai indicateur de réussite d’une semaine de la mobilité ne se mesure pas le vendredi soir, mais trois mois plus tard : combien de salariés ont changé de mode de transport, et quels dispositifs ont été mis en place. Quatre leviers se prêtent particulièrement bien à une annonce en clôture de semaine :

  • Le forfait mobilités durables : jusqu’à 600 € par an et par salarié exonérés de cotisations et d’impôt, portés à 900 € en cumul avec la prise en charge d’un abonnement de transport public. Notre guide du FMD détaille les conditions.
  • Le vélo de fonction : mis à disposition par l’employeur, il constitue un avantage en nature neutralisé par le BOSS, sans cotisations. C’est le prolongement naturel d’une journée de test réussie.
  • La prime transport et la prise en charge des abonnements, à articuler avec le FMD : notre guide de la prime transport employeur fait le tri.
  • Le plan de mobilité employeur, alimenté par le diagnostic de la semaine, qui transforme les données collectées en trajectoire pluriannuelle. Pour les salariés qui renoncent à une voiture de fonction, le crédit mobilité complète la panoplie.

Ne confondez pas : le calendrier mobilité de l’année

La semaine de septembre n’est pas le seul rendez-vous. Trois autres temps forts jalonnent l’année, souvent confondus entre eux. Les connaître permet d’étaler vos actions plutôt que de tout concentrer sur cinq jours.

Événement Quand Pour qui
Semaine européenne de la mobilité 16 au 22 septembre 2026 Tous publics, inscription entreprise via MOBILITYACTION
Journée du transport public Pendant la semaine de la mobilité Grand public, offres spéciales des réseaux de transport
Mai à vélo Du 1er au 31 mai Challenge kilométrique national, classements par entreprise via Geovelo
Challenges mobilité régionaux Selon la région (ex. Auvergne-Rhône-Alpes le 4 juin 2026) Employeurs publics et privés, journée unique « au travail autrement »

Faites de septembre le point de départ de votre politique vélo

Azfalte organise des journées de test de flotte en entreprise et déploie des vélos de fonction de bout en bout. Profitez de la semaine de la mobilité pour mesurer le potentiel vélo de vos équipes.

Découvrir l’offre vélo de fonction Simuler le coût d’un vélo de fonction

Questions fréquentes

Quelles sont les dates de la semaine de la mobilité 2026 ?

Du 16 au 22 septembre 2026, comme chaque année à dates fixes. Le thème officiel 2026 est « La mobilité pour tous ». La campagne est pilotée par la Commission européenne et relayée en France par le ministère de la Transition écologique.

L’inscription est-elle obligatoire pour participer ?

Non. Une entreprise peut organiser ses actions sans aucune formalité. L’inscription sur la plateforme MOBILITYACTION est gratuite et facultative : elle donne de la visibilité à votre initiative et l’inscrit dans la campagne européenne officielle.

Mon entreprise a moins de 50 salariés : est-elle concernée ?

Oui pour la semaine elle-même, qui est ouverte à tous. L’obligation de négocier un volet mobilité ne s’applique qu’à partir de 50 salariés sur un même site, mais le forfait mobilités durables, la prise en charge des abonnements et le vélo de fonction sont accessibles à toutes les tailles d’entreprise.

Combien coûte une semaine de la mobilité en entreprise ?

De zéro euro pour un programme reposant sur un questionnaire, un challenge interne et la communication interne, à quelques milliers d’euros pour un dispositif clé en main avec test de flotte de vélos électriques encadré. L’atelier réparation avec un prestataire local se situe entre les deux.

Quelles actions organiser si on n’a que quelques jours pour préparer ?

Trois actions se montent en moins d’une semaine : le questionnaire de diagnostic des trajets, un challenge « au travail autrement » par équipes, et un petit-déjeuner vélotafeurs. Le test de flotte et l’atelier réparation demandent de réserver un prestataire, à anticiper de quelques semaines.

Le télétravail rend-il la semaine de la mobilité moins utile ?

Non, il change seulement la cible. Les jours de présence sont moins nombreux mais toujours dominés par la voiture individuelle dans la plupart des entreprises. Le diagnostic des trajets permet justement de mesurer le potentiel de report sur les jours travaillés sur site.

Que faire des résultats du diagnostic après la semaine ?

Ils alimentent directement le volet mobilité des négociations annuelles obligatoires ou le plan de mobilité employeur, et servent à dimensionner les dispositifs : budget du forfait mobilités durables, taille d’une flotte de vélos, besoins en stationnement et en équipements.