Salarié avec casque vélo devant un tram et un immeuble de bureaux : prise en charge des frais de transport par l'employeur

Prime transport et prise en charge des frais de transport par l’employeur : guide 2026

Table des matières

« Suis-je obligé de rembourser les transports de mes salariés, et jusqu’où puis-je aller ? » Côté employeur, la prise en charge des frais de transport domicile-travail mélange une obligation légale et plusieurs dispositifs facultatifs, chacun avec ses plafonds et ses règles d’exonération. En 2026, l’enjeu n’est pas de tout verser, mais de combiner intelligemment ce qui est obligatoire, ce qui est exonéré, et ce qui sert votre politique de mobilité. Voici le paysage complet, du minimum légal au levier le plus avantageux.

L’essentiel en 5 points
  • Une seule obligation : prendre en charge 50 % du prix des abonnements de transport public de vos salariés, quelle que soit la taille de l’entreprise.
  • Cette prise en charge est exonérée de cotisations et d’impôt, et peut être portée jusqu’à 75 % dans les mêmes conditions.
  • La prime de transport (carburant et recharge électrique) est facultative : jusqu’à 300 € pour le carburant et 600 € pour l’alimentation des véhicules électriques en 2026.
  • Le forfait mobilités durables couvre le vélo et les modes propres, jusqu’à 600 € par an (900 € cumulé avec les transports publics).
  • Le plafond global d’exonération atteint 900 € par an et par salarié en cumulant transports publics et forfait mobilités durables.

La seule obligation : 50 % des abonnements de transport public

Tout employeur, sans condition d’effectif, doit prendre en charge au minimum 50 % du prix des titres d’abonnement souscrits par ses salariés pour leurs trajets entre le domicile et le lieu de travail. Sont concernés les abonnements de transport en commun (train, métro, bus, tramway) ainsi que les services publics de location de vélos. Cette participation se calcule sur la base d’un abonnement de deuxième classe et du trajet le plus court.

Cette prise en charge obligatoire est exonérée de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu. L’employeur peut aussi décider d’aller au-delà des 50 % : la part versée jusqu’à 75 % du coût de l’abonnement reste exonérée dans les mêmes conditions pour les périodes d’emploi débutant à compter du 1er janvier 2026. C’est le socle commun à toutes les entreprises, le reste relève du choix de l’employeur.

Ce qui est obligatoire, ce qui ne l’est pas
  • Obligatoire : 50 % des abonnements de transport public et de location de vélos.
  • Facultatif : la prime de transport (carburant, recharge), le forfait mobilités durables, et tout ce qui dépasse les 50 % d’abonnement.

La prime de transport : carburant et recharge électrique

La prime de transport est un dispositif facultatif qui permet à l’employeur de participer aux frais de carburant et aux frais d’alimentation des véhicules électriques, hybrides rechargeables ou à hydrogène de ses salariés. Longtemps réservée aux salariés sans accès aux transports en commun ou contraints par leurs horaires, elle a vu ses conditions d’attribution assouplies ces dernières années, ce qui la rend plus simple à mettre en place.

En 2026, les plafonds d’exonération de cotisations et d’impôt s’élèvent à 300 € par an et par salarié pour les frais de carburant, et à 600 € par an pour les frais d’alimentation des véhicules électriques. Ces montants se gèrent simplement sur la fiche de paie, sur présentation de justificatifs. La prime de transport répond à un besoin réel pour les salariés en zone peu desservie, mais elle finance un usage de la voiture, là où d’autres dispositifs orientent vers des modes plus économiques et durables.

Le forfait mobilités durables : le levier vélo

Le forfait mobilités durables (FMD) est l’outil dédié aux modes de transport propres : vélo personnel ou de fonction, covoiturage, trottinette, autopartage de véhicules électriques. L’employeur verse une somme aux salariés qui les utilisent pour leurs trajets domicile-travail, exonérée de cotisations et d’impôt jusqu’à 600 € par an et par salarié, et jusqu’à 900 € lorsqu’elle est cumulée avec la prise en charge des transports publics.

C’est souvent le meilleur rapport simplicité-impact pour une entreprise qui veut encourager une mobilité plus sobre sans alourdir sa masse salariale. Notre guide complet du forfait mobilités durables 2026 détaille les justificatifs, les modes éligibles et la marche à suivre côté paie. À ne pas confondre avec l’indemnité kilométrique vélo, qui en est aujourd’hui une composante.

Cumuls et plafonds : ce qui se combine en 2026

La règle à retenir : les dispositifs se cumulent, mais l’exonération est plafonnée. La prise en charge des transports publics et le forfait mobilités durables se combinent dans la limite globale de 900 € par an et par salarié d’exonération de cotisations et d’impôt. La prime de transport (carburant et recharge) suit ses propres plafonds. Voici la vue d’ensemble.

DispositifObligationPlafond d’exonération 2026
Abonnement transport public Obligatoire (50 %) Exonéré jusqu’à 75 % du coût de l’abonnement
Prime de transport : carburant Facultatif 300 € / an / salarié
Prime de transport : recharge électrique Facultatif 600 € / an / salarié
Forfait mobilités durables (FMD) Facultatif 600 € / an (900 € cumulé avec les transports publics)

Concrètement, un salarié peut percevoir la prise en charge de son abonnement de train et un forfait mobilités durables pour ses trajets à vélo en bout de ligne, le tout exonéré jusqu’à 900 €. Cette logique de cumul est précisément ce qui permet de construire une politique de mobilité cohérente plutôt qu’une simple ligne de remboursement.

Comment mettre en place la prise en charge dans votre entreprise

Au-delà de l’obligation des 50 %, le choix des dispositifs facultatifs dépend de votre implantation, de votre effectif et de vos objectifs RH. Voici la démarche que nous recommandons.

  1. Sécurisez l’obligation. Vérifiez que la prise en charge des 50 % d’abonnement de transport public est bien appliquée sur les bulletins de paie, sur justificatif d’abonnement.
  2. Cartographiez vos salariés. Trajets courts en ville, longues distances en train, zones mal desservies : chaque profil oriente vers un dispositif différent.
  3. Privilégiez le forfait mobilités durables. Pour la majorité des trajets, c’est le levier le plus simple et le plus exonéré, qui valorise le vélo et les modes propres.
  4. Réservez la prime de transport aux salariés contraints à la voiture. Elle reste pertinente en zone peu desservie, dans ses plafonds carburant et recharge.
  5. Formalisez le tout. Une décision unilatérale ou un accord d’entreprise précise les montants, les bénéficiaires et les justificatifs, ce qui sécurise le régime social et fiscal.

Pour une entreprise qui veut aller plus loin que le remboursement et faire de la mobilité un véritable atout RH, le vélo de fonction est la suite logique. Plutôt qu’une indemnité diffuse, il met un vélo à disposition du salarié et peut être financé par conversion de salaire, un montage sécurisé par le BOSS au 1er juin 2026. Pour le cadre général des obligations employeur en matière de mobilité, voir notre article sur la loi LOM.

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Questions fréquentes sur la prise en charge des frais de transport

Quelle est l’obligation de l’employeur pour les frais de transport ?

L’employeur doit prendre en charge au moins 50 % du prix des abonnements de transport public et de location de vélos souscrits par ses salariés pour leurs trajets domicile-travail. Cette obligation s’applique à toutes les entreprises, sans condition d’effectif, et la prise en charge est exonérée de cotisations et d’impôt.

La prime de transport est-elle obligatoire ?

Non. La prime de transport, qui couvre les frais de carburant et de recharge électrique, est facultative. Seule la prise en charge de 50 % des abonnements de transport public est obligatoire. En 2026, la prime de transport est exonérée jusqu’à 300 € par an pour le carburant et 600 € pour l’alimentation des véhicules électriques.

Peut-on cumuler la prime de transport et le forfait mobilités durables ?

La prise en charge des transports publics et le forfait mobilités durables se cumulent dans la limite globale de 900 € par an et par salarié d’exonération. La prime de transport (carburant et recharge) dispose de ses propres plafonds. Les règles de cumul évoluent régulièrement : il faut vérifier la situation de chaque salarié au moment de la mise en place.

Quel plafond d’exonération en 2026 ?

Le plafond global d’exonération atteint 900 € par an et par salarié en cumulant la prise en charge des transports publics et le forfait mobilités durables. La prime de transport est exonérée jusqu’à 300 € (carburant) et 600 € (recharge électrique). L’abonnement de transport public reste exonéré jusqu’à 75 % de son coût.

La prise en charge des transports concerne-t-elle le vélo ?

Oui, à deux titres. Les abonnements à un service public de location de vélos entrent dans l’obligation des 50 %. Et le vélo personnel ou de fonction est couvert par le forfait mobilités durables, jusqu’à 600 € par an exonérés. C’est le levier le plus avantageux pour encourager le vélo dans l’entreprise.

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