En bref
- Un vélo de fonction se loue en moyenne entre 60 et 130 € par mois, sur 36 mois, entretien, garantie casse et vol et antivols compris. Exemple Azfalte : 75 € TTC par mois.
- Raisonnez en TTC : en mise à disposition gratuite, la TVA sur le loyer n’est pas récupérable.
- La réduction d’impôt sur les sociétés reprend 25 % des loyers (article 220 undecies A du CGI), mais seulement pour les frais engagés jusqu’au 31 décembre 2027. Un contrat de 36 mois signé en janvier 2027 n’en profite que sur ses 12 premiers mois, sauf prorogation.
- Trois montages, trois budgets : 56,25 € par mois et par vélo en prise en charge totale, 39,38 € en partage 70/30, un coût proche de zéro en conversion de salaire.
- Hors loyer, prévoyez le stationnement, les équipements, les franchises et le temps de gestion. Dans nos exemples, 6 vélos pour une PME de 10 salariés coûtent environ 3 900 € en 2027, réduction d’impôt déduite ; 12 vélos pour 30 salariés, environ 17 800 € de trésorerie la première année, abri compris.
Octobre et novembre sont les mois où les directions arrêtent leur budget de l’année suivante. Un programme de vélos de fonction y entre rarement avec un chiffre fiable : le loyer est connu, le reste l’est moins. Ce qui s’ajoute autour du vélo, ce que l’État en reprend et à quelle date cet avantage s’arrête changent pourtant le coût net d’un quart à la moitié.
Ce guide s’adresse aux DAF et aux dirigeants qui préparent leur budget 2027. Il détaille le loyer et ce qu’il couvre, les postes qui restent en dehors, la fiscalité applicable en 2026 et 2027, trois façons de financer le même vélo, et deux budgets complets pour une entreprise de 10 et de 30 salariés. Chaque hypothèse est indiquée : remplacez-la par vos chiffres dans le simulateur de flotte vélo.
Le périmètre : des vélos attribués à des salariés nommés
Le mot « flotte » recouvre deux offres qui ne se budgètent pas de la même façon. Ce guide traite des vélos de fonction : chaque vélo est attribué à un salarié, qui l’utilise pour ses trajets domicile-travail, ses déplacements personnels et ses loisirs, pendant toute la durée du contrat. Le budget se construit donc salarié par salarié, à partir du nombre de volontaires.
Une flotte de vélos partagés fonctionne autrement : des vélos non nominatifs, réservés à la demande, souvent pour des déplacements professionnels ou intersites. Son budget dépend du nombre de vélos en parc et de l’infrastructure de stationnement, pas du nombre de bénéficiaires.
Le poste principal : le loyer du vélo
Le vélo de fonction se finance le plus souvent en location longue durée, sur 36 mois renouvelables. Le loyer mensuel dépend surtout du vélo choisi : un vélo urbain mécanique ou un vélo à assistance électrique d’entrée de gamme se situe dans le bas de la fourchette de 60 à 130 € par mois, un vélo électrique haut de gamme ou un vélo cargo familial dans le haut. Chez Azfalte, l’exemple de référence est un loyer de 75 € TTC par mois, et l’offre Starter Pack permet de tester avec 5 vélos à partir de 300 € par mois.
Comparer deux loyers n’a de sens qu’à contenu égal. Un loyer « tout inclus » couvre les services qu’il faudrait sinon acheter un par un :
| Compris dans le loyer Azfalte | Disponible en option | Hors loyer, à budgéter à part |
|---|---|---|
| Vélo neuf livré monté et réglé | Assistance dépannage dans un rayon de 50 km | Stationnement sur site |
| Révision annuelle avec pièces d’usure, pack crevaison | Responsabilité civile | Casque et équipements non fournis |
| Garantie casse et vol 24 h/24, franchise de 10 % (100 € minimum) | Individuelle accident | Franchises en cas de sinistre |
| Gilet et deux antivols | Usage pour les déplacements professionnels | Temps interne (RH, paie, services généraux) |
| Plateforme de gestion, suivi des contrats et des sinistres | Partage du vélo entre collaborateurs | Forfait mobilités durables des non-équipés |
Le détail des garanties et des services est présenté sur notre page vélo de fonction pour vos salariés. Le loyer se budgète en TTC. Quand le vélo est mis gratuitement à la disposition du salarié, la TVA sur l’achat ou la location n’est pas déductible ; l’administration en tire elle-même la conséquence en calculant le plafond de la réduction d’impôt sur le prix toutes taxes comprises (BOFiP, BOI-IS-RICI-20-30, § 60). La situation change si le salarié verse une contrepartie, nous y revenons avec les montages.
Les postes autour du loyer
Ce sont ces lignes qui manquent le plus souvent au budget. Certaines sont ponctuelles, d’autres récurrentes ; la plupart entrent dans les dépenses éligibles à la réduction d’impôt, ce qui ne veut pas dire qu’elles l’augmentent (voir la section suivante).
| Poste | Ordre de grandeur | Fréquence | Dépense éligible à la réduction d’IS |
|---|---|---|---|
| Stationnement : arceaux dans un local existant | 90 à 150 € l’arceau (2 vélos) | Une fois | Oui (amortissement) |
| Stationnement : abri fermé de 10 à 20 vélos | 2 500 à 7 000 € HT, plus 800 à 2 500 € de pose | Une fois | Oui (amortissement) |
| Équipements de sécurité au-delà du kit fourni (casque, éclairage) | Plafond fixé par votre bike policy | À l’arrivée de chaque salarié | Oui |
| Options d’assurance et d’assistance | Sur devis | Mensuelle | Oui pour l’assurance vol ; non pour la responsabilité civile et l’individuelle accident |
| Franchise en cas de vol ou de casse | 10 % de la valeur, 100 € minimum : 300 € pour un vélo de 3 000 € | Aléa | Non |
| Forfait mobilités durables des salariés non équipés | Jusqu’à 600 € par an et par salarié exonérés | Annuelle | Non |
| Temps interne : charte, procès-verbaux de remise, paie | Quelques jours au lancement, puis marginal | Au lancement | Non |
Le stationnement est le poste qui varie le plus d’un site à l’autre : quelques centaines d’euros si un local fermé et éclairé existe déjà, 6 000 à 12 000 € pour implanter un abri de 20 places sur un parvis. Le détail par équipement et les obligations légales sont dans notre guide du stationnement vélo en entreprise.
La franchise n’est pas un coût prévisible, mais elle mérite une ligne de provision. En cas de désaccord sur un sinistre, elle reste à la charge de l’employeur ; la charte peut toutefois prévoir de demander un dédommagement au salarié qui n’a pas respecté les règles de sécurisation du vélo. Le détail est dans notre article sur le vélo de fonction volé.
Ce que l’État reprend : réduction d’impôt, cotisations et TVA
La réduction d’impôt sur les sociétés de 25 %
L’article 220 undecies A du Code général des impôts accorde aux entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés une réduction d’impôt au titre des frais de mise à disposition gratuite d’une flotte de vélos à leurs salariés, pour leurs trajets entre le domicile et le lieu de travail. Les entreprises à l’impôt sur le revenu en sont exclues. Le salarié peut aussi utiliser le vélo pour ses déplacements privés, mais l’entreprise doit pouvoir justifier l’usage domicile-travail, par exemple avec une attestation sur l’honneur.
Le mécanisme se lit en deux temps. Les dépenses retenues sont les loyers (si le contrat de location dure au moins trois ans), les amortissements des vélos achetés, l’entretien, l’assurance vol, les équipements de sécurité et le stationnement. Ces dépenses sont retenues dans la limite de 25 % du prix d’achat ou de location TTC des vélos. En location, les loyers suffisent à atteindre ce plafond : la réduction est donc égale à 25 % des loyers de l’exercice, et le stationnement ou l’entretien facturés à part ne l’augmentent pas.
- Elle s’impute sur l’impôt de l’exercice au cours duquel les frais sont engagés. Si l’impôt dû est inférieur, le solde n’est ni reportable ni restituable : une entreprise déficitaire ne la touche pas.
- Elle se déclare sur le formulaire 2069-RCI-SD avec la liasse fiscale ; la fiche d’aide au calcul 2079-VLO-FC-SD reste interne.
- Elle s’ajoute à la déduction du loyer, qui reste une charge du résultat imposable comme toute dépense de personnel.
L’échéance du 31 décembre 2027, à intégrer dès le budget 2027
La réduction s’applique aux frais engagés jusqu’au 31 décembre 2027, date fixée par la loi de finances pour 2024 (article 37, II). À la fin octobre 2026, aucune prorogation n’est votée dans le projet de loi de finances pour 2027. Pour un contrat de 36 mois, la date de démarrage décide donc de la part des loyers qui en bénéficie :
| Démarrage d’un contrat de 36 mois | Mois éligibles avant le 31/12/2027 | Réduction sur la durée du contrat (vélo à 75 € TTC, prise en charge totale) |
|---|---|---|
| Janvier 2026 | 24 sur 36 | 450 € |
| Janvier 2027 | 12 sur 36 | 225 € |
| Avril 2027 | 9 sur 36 | 168,75 € |
| Juillet 2027 | 6 sur 36 | 112,50 € |
| Octobre 2027 | 3 sur 36 | 56,25 € |
Deux conséquences pour le budget. En 2027, la réduction peut être inscrite en déduction du coût, sur les mois effectivement payés. Pour 2028 et 2029, le prudent est de budgéter le loyer sans réduction, et de traiter une éventuelle prorogation comme une bonne nouvelle plutôt que comme une hypothèse de travail. Un déploiement décidé en fin d’année gagne aussi à démarrer tôt en 2027 : chaque trimestre de retard coûte 56,25 € de réduction par vélo.
Zéro cotisation sur l’avantage en nature
Le vélo de fonction utilisé à titre privé constitue un avantage en nature, mais sa valeur est négligée : rien à déclarer, rien à cotiser, rien sur le bulletin (BOSS, rubrique Avantages en nature, § 945). C’est la différence de fond avec la voiture de fonction, dont l’avantage pèse sur les cotisations et sur l’impôt du salarié, comme le montre notre comparatif vélo ou voiture de fonction.
La TVA, récupérable seulement avec une contrepartie
Depuis le rescrit BOI-RES-TVA-000161 du 30 avril 2025, la mise à disposition d’un vélo contre une contrepartie stipulée du salarié est une prestation de services à titre onéreux : l’entreprise peut déduire la TVA sur le loyer, à charge pour elle de la collecter sur la contrepartie. Mise à disposition gratuite et récupération de la TVA s’excluent donc. Le choix entre les deux se fait salarié par salarié, selon le montage retenu, et il est détaillé dans notre guide de la fiscalité du vélo en entreprise.
Trois montages pour un même vélo, trois budgets
Le loyer ne dit pas qui le paie. L’employeur fixe la règle dans sa bike policy, et le même vélo à 75 € TTC par mois produit trois lignes budgétaires très différentes :
| Pour un loyer de 75 € TTC par mois | Prise en charge totale | Partage 70/30 | Conversion de salaire |
|---|---|---|---|
| Part payée par l’entreprise | 75,00 € | 52,50 € | Le loyer, financé par la baisse de brut et des cotisations |
| Part du salarié | 0 € | 22,50 € retenus sur le salaire | Baisse de brut volontaire, par avenant |
| Réduction d’IS de 25 % (jusqu’au 31/12/2027) | 18,75 € | 13,13 € | Non |
| Coût mensuel par vélo en 2027 | 56,25 € | 39,38 € | Proche de zéro |
| Coût mensuel par vélo en 2028, sans prorogation | 75,00 € | 52,50 € | Inchangé |
| Coût annuel par vélo en 2027 | 675 € | 472,50 € | Gestion de paie |
Ces coûts s’entendent avant la déduction du loyer du résultat imposable. Une entreprise bénéficiaire économise en plus l’impôt sur sa part de loyer : 25 % de cette part au taux normal, 15 % pour une PME éligible au taux réduit.
La prise en charge totale est le montage le plus simple et le plus lisible pour les salariés : un avantage sans contrepartie, que la réduction d’impôt finance au quart jusqu’à fin 2027.
Le partage 70/30 est la répartition la plus courante chez Azfalte : le salarié participe, ce qui l’engage dans l’usage, et l’entreprise ramène son coût autour de 40 € par mois. La réduction d’impôt vise la mise à disposition gratuite ; dans les montages Azfalte, elle est retenue tant que la participation ne dépasse pas 30 % du loyer. Si votre conseil traite cette participation comme une contrepartie, c’est la TVA qui devient récupérable, à la place de la réduction : faites trancher ce point par votre expert-comptable avant de figer le budget.
La conversion de salaire fait financer le loyer par une baisse volontaire du brut, formalisée par un avenant. Pour l’entreprise, le coût est presque neutre : la baisse de brut et les cotisations patronales économisées couvrent le loyer. Depuis la réduction générale dégressive unique de 2026, ce calcul se fait au taux patronal marginal, pas au taux moyen : pour un vélo à 100 € par mois, il faut convertir 64,14 € de brut à 3 800 € de salaire et 53,40 € à 2 200 €. Près du SMIC, le plancher légal bloque la conversion, et le forfait mobilités durables prend le relais. Les trois bulletins reconstitués sont dans notre article vélo de fonction sur le bulletin de paie, et les démarches d’une petite structure dans conversion de salaire en TPE et PME.
Les montages se combinent dans une même entreprise : prise en charge totale pour une population ciblée, conversion pour les volontaires qui veulent un vélo plus cher que le plafond, forfait pour les salariés qui roulent avec leur propre vélo. Notre article redevance ou conversion de salaire compare les deux modes de financement en détail.
Acheter ou louer : ce qui change dans le budget
L’achat transforme une charge mensuelle en investissement : le prix TTC des vélos est décaissé la première année et amorti, le plus souvent sur trois à cinq ans. L’entreprise organise alors elle-même l’entretien, l’assurance, les sinistres et la réaffectation des vélos quand un salarié part, ce qui suppose un référent interne et des contrats séparés.
Côté réduction d’impôt, le plafond se calcule alors sur le prix d’achat TTC des vélos, et les dépenses retenues sont les amortissements et les frais de l’exercice. La lecture de ce plafond pour les exercices qui suivent l’année d’acquisition n’est pas la même dans la doctrine fiscale et dans la fiche pratique de l’administration : faites valider le calcul par votre expert-comptable avant de bâtir un plan d’achat sur plusieurs années. Les règles d’amortissement sont détaillées dans notre guide de la fiscalité du vélo en entreprise.
| Critère | Location longue durée | Achat |
|---|---|---|
| Trésorerie | Loyer mensuel, aucun décaissement initial | Prix TTC des vélos la première année |
| Traitement comptable | Charge de l’exercice | Immobilisation amortie sur 3 à 5 ans |
| Entretien, assurance, sinistres | Compris dans le loyer | À contracter et gérer séparément |
| Départ d’un salarié | Réaffectation ou rupture anticipée prévue au contrat | Réaffectation ou revente à organiser |
| Réduction d’IS | 25 % des loyers, si contrat d’au moins 3 ans | Plafond de 25 % du prix d’achat, calcul à valider |
Exemple chiffré : une PME de 10 salariés
Hypothèses : 6 salariés volontaires, un loyer moyen de 75 € TTC, un partage 70/30, un contrat démarré en janvier 2027. Le local existant accueille 3 arceaux. Deux autres salariés viennent avec leur vélo personnel et reçoivent un forfait mobilités durables de 300 € par an. L’entreprise est imposée au taux réduit de 15 %.
| Ligne budgétaire | 2027 | 2028 |
|---|---|---|
| Loyers des 6 vélos (6 × 75 € × 12) | 5 400 € | 5 400 € |
| Participation des salariés (6 × 22,50 € × 12) | − 1 620 € | − 1 620 € |
| Part de l’entreprise | 3 780 € | 3 780 € |
| 3 arceaux pour 6 vélos (hypothèse haute) | 450 € | 0 € |
| Forfait mobilités durables (2 × 300 €) | 600 € | 600 € |
| Réduction d’IS (25 % de la part de loyer) | − 945 € | 0 € sans prorogation |
| Budget net avant déduction des charges | 3 885 € | 4 380 € |
| Économie d’IS liée à la déduction (15 %) | − 725 € | − 657 € |
| Coût après impôt | 3 160 € | 3 723 € |
Rapporté au salarié équipé, le vélo de fonction revient à 39,38 € par mois en 2027 avant déduction des charges, puis à 52,50 € si la réduction n’est pas prorogée. Pour une entreprise de cette taille, le Starter Pack d’Azfalte (5 vélos à partir de 300 € par mois) permet aussi de tester l’adhésion sur une première vague avant d’ouvrir le dispositif à tous.
Exemple chiffré : une entreprise de 30 salariés
Hypothèses : 12 vélos de fonction en prise en charge totale, dont 8 vélos à assistance électrique à 75 € TTC et 4 modèles plus chers (vélo cargo, vélo électrique haut de gamme) à 110 € TTC. Le site n’a pas de local : l’entreprise fait poser un abri fermé de 12 places, estimé à 6 000 € HT pose comprise et amorti sur 10 ans. Six salariés reçoivent un forfait mobilités durables de 400 € par an. Imposition au taux normal de 25 %, contrat démarré en janvier 2027.
| Ligne budgétaire | 2027 | 2028 |
|---|---|---|
| Loyers (8 × 75 € + 4 × 110 €) × 12 | 12 480 € | 12 480 € |
| Abri fermé de 12 places (décaissement) | 6 000 € HT | 0 € |
| Forfait mobilités durables (6 × 400 €) | 2 400 € | 2 400 € |
| Réduction d’IS (25 % des loyers) | − 3 120 € | 0 € sans prorogation |
| Budget de trésorerie net | 17 760 € | 14 880 € |
| Économie d’IS liée à la déduction des loyers, du forfait et de l’amortissement de l’abri (25 %) | − 3 870 € | − 3 870 € |
| Coût après impôt | 13 890 € | 11 010 € |
L’abri pèse sur la trésorerie de la première année, pas sur les suivantes. Hors abri, le vélo de fonction coûte à cette entreprise 65 € par mois et par salarié équipé en 2027, réduction déduite, puis 86,67 € en 2028 sans prorogation. Si quatre cadres préfèrent un vélo plus haut de gamme financé en conversion de salaire, ces vélos sortent presque entièrement du budget, à condition que leur salaire laisse la marge nécessaire au-dessus du plancher.
Ces deux budgets reposent sur des hypothèses. Le loyer réel dépend des vélos que choisiront vos salariés dans les règles que vous fixez, et le taux d’adhésion se mesure souvent mieux sur une première vague qu’en début de projet.
Le simulateur de flotte vélo reprend les mêmes paramètres (effectif, prise en charge, participation des salariés) et chiffre aussi l’impact carbone du déploiement.
Construire la ligne budgétaire 2027 en cinq étapes
- Estimer le nombre de volontaires. Un sondage interne court suffit : distance domicile-travail, mode actuel, intérêt pour un vélo électrique, besoin d’un vélo cargo. Le budget se construit sur ce nombre, pas sur l’effectif total.
- Choisir le montage par population. Prise en charge totale, partage ou conversion de salaire : la décision se prend avec la paie et l’expert-comptable, en vérifiant la position de l’entreprise sur la réduction d’impôt et sur la TVA.
- Fixer un plafond de loyer par salarié. C’est la règle de la bike policy qui tient le budget : au-delà du plafond, le salarié complète ou choisit un autre vélo.
- Ajouter les lignes hors loyer. Stationnement, équipements, provision pour franchises, forfait mobilités durables des salariés qui gardent leur propre vélo.
- Inscrire la réduction d’impôt sur 2027 seulement. Calculez-la sur les loyers payés jusqu’au 31 décembre 2027 et présentez le budget 2028 sans elle.
Chiffrez votre budget 2027 sur vos effectifs réels. Le simulateur de flotte Azfalte calcule le coût pour l’entreprise, la participation des salariés et l’impact carbone en quelques minutes. Pour un chiffrage complet par population, avec la comparaison des montages, demandez une étude gratuite : nos équipes équipent plus de 250 employeurs de toute taille partout en France.
Simuler ma flotte Demander mon étude gratuiteQuestions fréquentes
Combien coûte un vélo de fonction par mois à l’entreprise ?
Le loyer d’un vélo de fonction se situe en moyenne entre 60 et 130 € TTC par mois sur 36 mois, services compris. Pour un loyer de 75 € TTC, l’entreprise paie 56,25 € par mois en prise en charge totale et 39,38 € en partage 70/30 après la réduction d’impôt de 25 %, applicable jusqu’au 31 décembre 2027.
La réduction d’impôt de 25 % sur les vélos existe-t-elle encore en 2027 ?
Oui, pour les frais engagés jusqu’au 31 décembre 2027 (article 220 undecies A du CGI, prorogé par la loi de finances pour 2024). Un contrat de 36 mois signé en janvier 2027 n’en bénéficie donc que sur ses 12 premiers mois, sauf prorogation votée d’ici là.
Faut-il budgéter le loyer d’un vélo de fonction HT ou TTC ?
En TTC lorsque le vélo est mis gratuitement à disposition : la TVA n’est alors pas récupérable, et le plafond de la réduction d’impôt se calcule lui-même sur le prix TTC. La TVA ne devient déductible que si le salarié verse une contrepartie, auquel cas l’entreprise la collecte sur cette contrepartie et perd la réduction d’impôt.
Vaut-il mieux acheter ou louer des vélos de fonction ?
La location longue durée évite le décaissement initial, inclut l’entretien, l’assurance et la gestion des sinistres, et ouvre droit à la réduction d’impôt sur les loyers si le contrat dure au moins trois ans. L’achat se justifie surtout pour une entreprise qui peut gérer elle-même entretien, assurance et réaffectations.
La conversion de salaire coûte-t-elle quelque chose à l’employeur ?
Presque rien : la baisse de brut acceptée par le salarié et les cotisations patronales économisées financent le loyer. Le calcul se fait au taux patronal marginal depuis 2026, et la conversion n’est pas possible pour les salaires trop proches du SMIC. Elle n’ouvre pas droit à la réduction d’impôt de 25 %.
Quels frais ne sont pas compris dans le loyer d’un vélo de fonction ?
Le stationnement sur site, les équipements au-delà du kit fourni, les options d’assistance, de responsabilité civile et d’individuelle accident, les franchises en cas de sinistre (10 % de la valeur, 100 € minimum chez Azfalte) et le temps de gestion interne. Le forfait mobilités durables des salariés non équipés est une ligne distincte.
Que devient le budget quand un salarié équipé quitte l’entreprise ?
Le vélo peut être réaffecté à un autre salarié, ce qui maintient le loyer sans coût supplémentaire, ou le contrat peut être rompu de manière anticipée selon les conditions prévues. Cette souplesse se vérifie avant la signature, car elle conditionne le risque budgétaire sur 36 mois.
Un budget de vélos de fonction tient en quelques lignes : un loyer TTC multiplié par le nombre de volontaires, les postes hors loyer, et une réduction d’impôt à inscrire sur 2027 seulement. C’est la combinaison des montages, et non le prix du vélo, qui fait varier le coût final du simple au double.