La révolution vélo est en marche

 

Entre le 12 mai et le 12 juin 2020, les ventes de vélo ont bondi de 117%* en France ! Partout dans le monde, le marché du 2 roues s’envole. Et avec ce nouveau confinement, la tendance va encore se renforcer. Nous assistons en effet à un véritable point de bascule dans les habitudes de déplacement : une révolution. La preuve.

Depuis 2017 je me rends tous les ans au CES de Las Vegas.

4 ans que je vois arriver cette mobilité du futur : plus autonome, plus intelligente, plus divertissante même grâce aux capteurs, à l’intelligence artificielle ou la robotisation. Voilà près d’un siècle que l’on rêve de la voiture volante et nous y étions presque.A deux doigts de nous retrouver projetés dans le Cinquième élément, avec des voitures/drones qui envahissent le ciel comme une nuée de moustiques.

Puis est arrivée la covid-19. Et le monde s’est arrêté quelque temps. Tout a été remis en question. Comme le dit ici mon ami Stephane Schultz, on rêvait de voitures volantes autonomes, on va avoir des e-bikes !

Et c’est fantastique !

Nous sommes en train de vivre un vrai moment de bascule de ceux qui peuvent faire changer une société.

Back to basics

Cette crise mondiale jonchée d’événements extraordinaires, comme le confinement, nous ramène aux bases de la pyramide de Maslow : nous avons besoin de pouvoir respirer librement !

Et ce retour aux sources rejaillit sur divers éléments, dont la mobilité. On arrive à un compromis de ce que doit être la société aujourd’hui. Il y a un retour à davantage de simplicité voire de frugalité et finalement de sens. Qui a besoin de posséder un véhicule à 30 000€, qui roule au diesel, qui pèse 2 tonnes pour aller acheter son pain, conduire ses enfants à l’école ou se rendre au travail lorsque la distance moyenne réalisée en ville est de 5 km ?

Entendons-nous bien, la voiture ne va pas disparaître !

Et ce retour aux sources rejaillit sur divers éléments, dont la mobilité. On arrive à un compromis de ce que doit être la société aujourd’hui. Il y a un retour à davantage de simplicité voire de frugalité et finalement de sens. Qui a besoin de posséder un véhicule à 30 000€, qui roule au diesel, qui pèse 2 tonnes pour aller acheter son pain, conduire ses enfants à l’école ou se rendre au travail lorsque la distance moyenne réalisée en ville est de 5 km ?Entendons-nous bien, la voiture ne va pas disparaître !

 Mais la voiture possédée comme réflexe premier de toute mobilité se trouve challengée, spécialement dans les grandes métropoles, elle va y occuper un rôle plus relatif. Ce sera une des modalités de transport possible mais pas nécessairement toujours la meilleure. Selon la distance, le nombre de personnes, le volume de marchandises à transporter nous arbitrons à présent de plus en plus au sein d’une offre adaptée et le vélo voire même le vélo à assistance électrique (VAE) va devenir un réflexe de base.

Le vélo une alternative crédible !

Le vélo à assistance électrique met tous points de la ville à moins de 15 min, sans suer mais en pratiquant un exercice physique, il s’adapte à mon usage, du pliant au longtail ou cargo il y a un vélo pour chaque style de vie.

Fait nouveau depuis 2 ans et argument non des moindres, pour rivaliser avec l’objet le plus marketé au monde depuis la Ford T, il est devenu sexy !

Oubliez le Vélo électrique des seniors, accroché derrière le camping car, il y a aujourd’hui la Porsche, l’Audi, la Peugeot ou la Dacia du vélo.

Ce marché s’est structuré en très peu de temps à l’image du marché automobile.

Ce changement c’est maintenant ! Pourquoi je le pense ?

Parce qu’en 3 mois, nous avons vidé les stocks mondiaux de vélo, des ventes qui explosent partout sur la planète, jusqu’à +5000% par endroits aux Etats-Unis *. Parce qu’à l’école le matin il n’y a plus assez de place pour garer son vélo. Parce qu’à Paris, il commence même à y avoir des bouchons de vélos ! Enfin, parce que l’on table sur 1 million de vélos à assistance électrique vendus en France d’ici à 5 ans contre 388 000 en 2019 *.

Bref, autant de signaux qui démontrent que la crise du covid a eu un impact important sur nos habitudes de déplacement.

Nous sommes ainsi en train de vivre une bascule de manière accélérée, et le fait que la crise COVID dure va inscrire ces changement dans notre quotidien de manière durable.

Comme souvent en France, nous avons du retard sur ce type de changements pour ensuite basculer plus rapidement qu’ailleurs. Le minitel avait retardé notre bascule internet, le Bi-Bop notre bascule vers le GSM, nos styles de vie et nos infrastructures ont retardé notre bascule vers le vélo du quotidien.

Comparé à l’Allemagne, à la Belgique ou aux Pays-Bas, la part modale du vélo en France est ridicule. Mais ça y est, nous basculons et c’est fulgurant !

Comme toute bascule cela ne se fait pas sans heurts, l’aménagement à la hâte des pistes, de parkings dédiés, l’afflux de nouveaux cyclistes réguliers créent forcément des frictions, entre automobilistes et néo-cyclistes par exemple.

On retrouve même des anecdotes étonnantes comme ces nouveaux utilisateurs d’Angell, le beau vélo lancé notamment par Marc Simoncini, marketé comme l’iphone du vélo, qui voient ce vélo comme un objet high-tech et qui considèrent certaines crevaisons comme un Bug qui doit être fixé comme on dit chez les Startups 🙂

Cela montre la rapidité avec laquelle les Français s’approprient ce moyen de transport dont ils ne connaissent finalement pas grand chose et de noter qu’une grande partie des acheteurs de ces Smartbike sont finalement des néo-cyclistes !

Le vélo est un marché mature pour accueillir des innovations

« Oui mais le vélo, quand il pleut, c’est pas idéal » me direz-vous. J’entends les objections mais les freins comme les intempéries, les infrastructures, les problématiques de vols vont être levés, un à un, grâce à une explosion d’innovations dans ce domaine. Quand il n’y a pas de marché, il n’y a pas de moyen pour innover. Mais dès que le monde bascule, tout le reste suit ! Par exemple, avant la covid, il n’y avait pas de parking à vélo à La Défense. En 15 jours, post-confinement, Indigo a transformé un niveau de parking voitures en parc de stationnement pour vélos. Je pense également à une start-up, Cyclofix, qui répare les vélos à la demande à domicile, en croissance explosive depuis le déconfinement. Il y a donc même des filières métiers qui se révolutionnent également pour former les nouveaux réparateurs.

Demain, on va voir arriver des équipements parfaits contre la pluie, des anti-vols incroyables, des produits inimaginables aujourd’hui comme ce vélo du futur, une voiture vélo ou un vélo voiture on ne sait plus bien…

Bref, la révolution des deux roues est en marche, moi j’y vais !

C’est ma nouvelle aventure www.azfalte.com, notre mission :

Faire que le vélo devienne le véhicule du quotidien pour un plus grand nombre et nous commençons par les collaborateurs en entreprise.

nous allons lever tous les freins pour réaliser cette mission !

Et vous ? Ferez-vous partie de cette révolution ?

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